Saturday, January 10, 2009

El glaciar Perito Moreno (le voyage en Argentine)


Glen dit que si sa mere voyait le glacier, elle se mettrait a pleurer. Je la comprends

Sur le catamaran qui s'approche du glacier, 130 personnes tentent de se photographier
devant ce grand mur de 60 metres. L'aventure c'est pas tant d'arriver en Patagonie c'est de balancer tous ces touristes a la flotte pour, enfin, se tirer le portrait...
Vue paronamique du glacier. Y a une histoire entre le glacier et la peninsule. Genre, le glacier avance periodiquement, entre en contact avec la peninsule puis s'effondre puis recommence pour se serrer de nouveau avec la peninsule. Ca ressemble au film Happy Together.

Wednesday, January 07, 2009

trekking - 4 dias en el parque nacional de los glaciares (le voyage en Argentine)

A l'aeroport de El Calafate, j'ai RDV avec Glen. J'aime bien ces RDV du confins du monde. Un jour t'as rendez-vous aux nouvelles galeries, un autre en Patagonie australe. Oui, la vie est parfois imprevisible. On quitte directement la ville pour le pueblo El Chalten. Plusieurs heures de route sur la mythique route 40.
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En el aeropuerto de El Calafate, tengo sita con Glen. A mi me gusta esas sitas en el fin del mundo. Un dia te sitas en el Corte Ingles, otro en la Patagonia austral. Si, la vida esta llena de sorpresa. Dejamos la ciudad en seguida para alcanzar el pueblo de El Chalten. Varias horas en la mitica ruta 40.

En chemin, on se trouve nez a nez avec le Fitz Roy. Les aiguilles sur la gauche sont celles du Cerro Torre / En camino, nos encontramos con El Fitz Roy. Las agujas de la izquierda son las del Cerro Torre.

Jour 1 de trekking. A proximite du campement Poincenot / Dia 1. Cerca del campamento Poincenot.

Jour 1. La pluie se calme un peu et nous laisse acceder au glaciar Piedras Blancas / Dia 1. La
lluvia se para un poco y nos deja subir al glaciar Piedras Bancas

Jour 1. En chemin pour la Laguna Capri, campement / Dia 1. En camino para la Laguna Capri

Jour 1. La laguna Capri

Jour 2. Les conditions climatiques sont desastreuses. Apres une tentative d'acceder a la Laguna
de los tres, on rebrousse chemin. Dans le QG du campement je trouve le livre de visiteurs. J ecris un texte que je n'aposerai pas dans le livre. Meme pour moi, les raisons ne sont pas claires
/ Dia 2. Las condiciones climaticas son horribles. Despues de intentar subir a la Laguna de los Tres, regresamos. En la base del campamento, encuentro el libro de visitante. Escribo un texto que me negare en poner en el libro. Para mi tampoco las razones son muy claras.

Aqui el viento es maestro. Pero si te fijas las paginas estan numeradas de modo que si el libro de visitantes se escaparia por la ventana y llegaban a volar las hojas, seria facil de recomponerlo. Los libros que se llenan de elogios no tienen mas remedio. Que sea unas letras o las otras se lee siempre lo mismo: dias memorables en el fin del mundo. En el fin del mundo, esto lo pongo yo para subrayar que el visitante, pocos dias antes, se encontraba en su lugarcito familiar sin poder imaginarse con que condiciones extremas se iba a encontrar en el parque nacional de los glaciares. Mas exotico es la forma de armar las cosas que obedece a la ley del barometro. Lo que marca el barometro es lo que dibuja la ruta y puede cambiar de un minuto al otro. Asi que estar atento y paciente es una de las fortunas que uno se puede llevar desde aqui y, cosas sonyadas, sin quitarle riquezas a nadie. Esto puede parecer magia. Sobre todo en ese planeta en el cual ya siglos atras hemos empezado a construir dos mundos diferentes: dos mundos que no se dan la espalda sino que se miran cara a cara con sus armas inegales... El viaje hacia lugares desconocidos siempre ha sido una forma de reducir el progreso de esa grieta.
Que pasen muchos por ese lugar.
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Ici le maître c'est le vent. En y regardant a deux fois, je constate que les pages sont numerotees de sorte que si le livre d'or des visiteurs s'echappait par la fenêtre et venaient a s'envoler les pages, ce serait facile de le recomposer. Les livres qui sont remplis d'eloges n'ont pas d'autres solutions. Que se soit une ecriture ou l'autre, on lit toujours la meme chose: jours memorables au bout du monde. Au bout du monde, ca je le rajoute car il ne faut pas oublier que le visiteur, quelques jours auparavant, se trouvait dans un lieu familier sans s'imaginer le moins du monde les conditions extremes qui l'attendaient dans le parc national des glaciers. Encore plus exotique est la maniere de monter l'organisation. Elle obeit a la loi du barometre. Ce que marque le barometre va dessiner la route et cela peut changer d'une minute a l'autre. Donc, etre attentif et patient est une des fortunes que peut s'octroyer le visiteur et, chose revee, sans quitter de richesses a autrui. Cela ressemble a de la magie. Surtout en ce qui concerne cette planete sur laquelle, deja plusieurs siecles auparavant, nous avons commence a construire deux mondes differents. Deux mondes qui ne se tournent pas le dos mais se regardent dans les yeux avec leurs armes inegales. Le voyage en des lieux inconnus toujours a constitue une maniere de reduire la progression de cette faille. Nombreux soient les voyageurs qui passent par ici.
Jour 3. Le Fitz Roy sort enfin des nuages / Dia 3. El Fitz Roy sale de las nubes

Jour 4. La laguna de los Tres et son glacier / Dia 4. La laguna de los Tres y su glaciar

Jour 4. Sur les auteurs du glacier / Dia 4. Arriba del glaciar

Jour 4. Les eaux laiteuses de la laguna de los Tres (une histoire de sediments, de longueurs
d'onde machin bidule chouette) / Dia 4. Las aguas lacteadas de la Laguna de los Tres

Jour 4. De retour au village El Chalten / Dia 4. De vuelta al pueblo El Chalten.


A Luisa. Nul doute que celui-la a reellement vole. Depuis ou, personne ne sait.

Vol de jour (le voyage en Argentine)

Buenos Aires - El Calafate via Bahia Blanca pour prendre du kerosene via Trelew pour prendre des gens. A vrai dire, cette seconde denree nous fut moins utile que la premiere. Ils sont quand meme montes et on a decolle toujours avec ces 30 minutes de retard.
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Buenos Aires - El Calafate via Bahia Blanca para llenar el deposito, via Trelew para que suban pasajeros. Para ser franco, no nos hacia falta esa secunda materia. Pero bueno, aqui estaban. Y despegamos siempre con 30 minutos de retraso.
Buenos Aires et son impressionante avenue 9 de julio (la plus grande du monde, ils disent)

Cerca de Bahia Blanca

autour de la Peninsula Valdes

Autour de la Peninsula Valdes

En arrivant en Patagonie australe (entre les nuages, les aiguilles du Fitz Roy)

Quelques minutes avant d'atterrir a El Calafate: le lago Argentino


Au fur et a mesure que je prends l'avion, je perds des heures: -3, -1. Je fais le decompte des heures en survolant la peninsule Valdes. Et il est d'autant plus troublant de constater que ce decompte correspond a un gain. Ici, on est plus jeune que sur le vieux continent. Somme toute, c'est logique.

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A medida que avanza el viaje, voy perdiendo horas: -3, -1. Cuento las horas que me faltan mirando la peninsula Valdes por la ventanilla. Y lo mas raro es darse cuenta de que esa perdida corresponde en realidad a una ganancia. Uno esta mas joven aqui que en el viejo continente. Cuando lo piensas bien, tiene logica.

Wednesday, December 31, 2008

Palermo - Microcentro - Constitucion (le voyage en Argentine)


les retrouvailles avec Lore

Recoleta

la plaza de Mayo

Avenida del Cabildo

Paris, rue du Départ (le voyage en Argentine)

Paris, rue du Départ
Rue du départ. Ce n’est pas de cinéma, rassurez-vous. Paris, rue du départ, ça veut pas dire rue du jour du départ mais il s’agit bien de la rue du Départ où je me trouvais le jour du départ. Il m’eut été difficile de ne pas mentionner cette rencontre entre mon départ et la rue du même nom. Elle était là, à quelques mètres de la tour visible depuis les chiottes où les risques de rester prisonnier sont grands pour les êtres de passages comme moi (je vous expliquerai).
Les gens t’envient quand tu pars en voyage. Ils se mettent à rêver de paysages vus sur les cartes postales ou lors d’un reportage. Mais s’ils savaient réellement en quoi consiste un voyage en solo, peut-être qu’ils auraient quelques réserves en voyant cette envie pousser à l’intérieur. Peut-être qu’ils diraient «Un moment, peut-être que je suis pas si mal où je suis finalement…». Et ils auraient raison. Et je le dis avec toute la contradiction du monde. Avec toute ma bonne foi aussi.

Avant de revenir au départ, il faut que je précise une chose: je n’ai jamais cru en la chance. Elle non plus n’a jamais cru en moi. Aussi, jamais ne sommes-nous liées d’amitié. C’est comme ça et certainement aussi à cause de ça que tu restes dans la rue le jour même où tu décolles, tu perds les billets de métro que tu viens tout juste d’acheter et plus tard ton porte-monnaie dans l’aéroport. C’est comme ça. Souvent je comprends les choses bien après qu’elles se soient produites mais curieusement quand tu viens de fermer la porte de l’appartement en ayant laissé les clés à l’intérieur, pour prendre un fait au hasard, tu t’en aperçois immédiatement. Pour être plus précis, tu réalises la connerie que tu es en train de faire pendant que tu es en train de la faire sans que ton cerveau puisse commander une marche arrière à temps. En d’autres termes tu penses: tiens, les clés sont à l’intérieur alors que tu as déjà lancé le processus de ramener à toi la porte avec force, pour la fermer correctement. Et plus tard tu constates que les choses se passent, dans le meilleur des cas, un jour quelconque, ou bien, quelques heures avant de prendre un avion comme le jour où tu t’arrêtes rue du Départ.
Qu’à cela ne tienne, c’est l’occasion de revoir des visages. Comme deux grands soleils ils apparaissent au milieu des nuages. Et des rayons de souvenirs illuminent subitement la table où vous êtes assis dans la pizzeria: les nuits dans les sex shops de Madrid, les réveillons à St Denis, etc, etc, etc… Tu écoutes des histoires de vols, de loups, de châteaux hantés, des histoires sordides, des histoires de cœur solitaire. La peur te gagne. Tu te mets à courir dans tous les sens jusqu’à ce que tu te fasses une raison; tu ne peux sortir. Derrière ce grand mur, il y a l’univers. Ce monde sur lequel tu marches, c’est le tien. Impossible d’en sortir. Pour aller où?
Tu feuillètes Publico depuis ton siège, aperçois les visages ensanglantés du proche orient, les moments forts du sport de 2008 et le visage incroyablement maigre de Gabo. Evidemment ces choses n’ont rien à voir les unes avec les autres mais elles sont là, c’est nôtre monde à nous.


En attendant à Barajas, te parles au téléphone avec Ludo. «Reviens avec les deux mains» dit-il à ton intention. Alors je sais que le voyage a commencé...

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Calle de la salida. No es ninguna comedia, tranquilisaros. Paris, rue du départ, no quiere decir calle del dia de la salida, solo se trata de la calle de la Salida donde me encontraba el dia de la salida. Hubiera si
do dificil para mi no mencionar ese encuentro entre mi salida y la calle del mismo nombre. Aqui estaba, a unos metros de la torre que se veia desde el aseo donde los riesgos de quedarse encerrado son altos para la gente de paso como yo (os explicaré).




Cuando te vas de viaje, a la gente le da envidia. Se ponen a sonyar con paisajes que han visto sobre postales o durante un documental. Pero si supieran realmente en que consiste un viaje en solo, quizas tendrian mas reserva. Quizas se dirian «a ver, no esta tan mal donde estoy finalemente». Y tendrian razon. Y lo digo con toda la contradiccion del mundo. Tambien lo digo de buena fe.

Para volver a la salida, hay que precisar una cosa : nunca crei en la suerta. Tampoco ella creyo en mi. Asi que nunca nos hicimos amigas. Seguramente por esa razon, te quedas en la calle el mismo dia del despegue, pierdes los billetes de metro que acabas de comprar y mas tardes pierdes tu monedero en el aeropuerto. Asi es. Muy a menudo entiendo las cosas anyos despues que hayan ocurrido pero curiosamente cuando acabas de cerrar la puerta del piso habiendo dejado las llaves dentro, por ejemplo, te das cuenta en seguida. Para ser mas preciso, realisas la tonteria que estas haciendo sin que tu cerebro pueda mandar la marcha atras. En otras palabras piensas “mira, las llaves estan dentro” mientras has empezado a tirar la puerta hacia ti, con fuerza, para cerrarla correctamente. Y mas tarde analisas que esas cosas pasan, en el mejor de los casos ,un dia cualquiera o bien unas horas antes de tomar un avion como el dia de tu parada en la rue du départ.

Vaya, esta hecho. Es la ocasion de volver a ver caras familiares. Como dos soles aparecen en medio de las nubes. Y unos rayos de recuerdos iluminan de repente la mesa donde estais sentados en la pizzeria : las noches en los sex shop de madrid, los noches viejas en Saint Denis, etc, etc, etc… Escuchas historias de robo, de lobo, de castillos con fantasmas, historias sordidas, historias de corazon solitario. Te sube el miedo. Te pones a correr por todas partes hasta que te hagas una razon : no puedes salir. Detras de ese grand muro, esta el universo. Este mundo que pisas es el tuyo. No se puede salir. Para donde ir ?

Hojeas Publico desde tu asiento, miras las caras sangrientes de oriente proximo, los momentos importantes del deporte de este anyo y la cara delgadissima de Gabo. Estos hechos no tienen nada que ver los unos con los otros pero aqui estan. Este mundo es el nuestro.

Durante la espera en Barajas hablas con Ludo por telefono. “vuelve con las dos manos” me dice Ludo. Asi sé que el viaje empezo...

Wednesday, December 24, 2008

Paris 1995-2001 – âmes sensibles s’abstenir

Pourquoi “âmes sensibles s’abstenir”? Parce que ça fait longtemps. Et l’autre jour, en ouvrant ce dossier, j’ai trouvé cet ensemble de scans que j’avais dû faire lors d’une de mes crises “j’organise ma vie en petites cases”. Et voilà. Et y’a aucun lien à chercher entre aujourd’hui et la création de cette nouvelle entrée résumant très, très sommairement la vie parisienne de 1995 à 2001. Ni anniversaire, ni nostalgie ni rien.
Alors je dis “âmes sensesibles s’abstenir” comme ça, par principe de précaution. Mais au fond, comme dirait Mic, les photos d’il y a 10 ans, qu’est ce qu’on s’en fout!. Comme il a raison.

N’empêche que vous allez les regarder. Et plutôt deux fois qu’une.
La contradiction entre ce que l’on dit et ce que l’on fait, ça aussi on adore.