Sunday, January 03, 2010

Ha llegado el 2010


Bonne année, Feliz anyo nuevo, happy new year!


Wednesday, December 09, 2009

LA RESOLUTION DES CHIASMAS

Il s’agit d’un terme glané au fil d’une lecture. Une lecture attentive. Il n’évoque rien maintenant. Et demain il n’apparaîtra pas plus compréhensible. C’est pour cela que tu l’as choisi, pour cette possibilité qu’il offrait d’improviser sur une résonance de mots dont tu es tombée sous le charme.

Parce que nous écrivons droit. Parce qu’ils essayent de mettre les lettres les unes au dessus des autres, les unes au dessous des autres afin qu’elle tiennent dans un même cercle. Un petit cercle. De grandes lettres.
Les talons des hôtesses vont et viennent dans le corridor de ce vol qui te ramène de Paris. Tu regardes les escarpins et c’est là que tu décides que ce sera le titre du prochain post. Parce qu’il s’associe bien avec cet événement qui a marqué les trois derniers jours et vient clore une époque, un cycle de 12 ans. Celui-là, il comptait 12 années. Cela aurait pu être plus. Cela aurait pu être moins. Ce qui est sûr c’est qu’il débouchera sur un nouveau cycle. C’était les 12 ans d’Oblik. Il fallait de nouveau réunir, exposer les toiles, habiller les murs, envoyer des flyers.

La signature de leur occupants c’est le décalé involontaire. Sans que la moindre motivation vienne alimenter ce déphasage dans la façon de vivre. Vivre sa vie à travers l’art. Rien de plus difficile. Rien qu’un défis à relever. Rien que ça: vivre ce que l’on est.

Vers le milieu du vol, tu te lèves et parcours de long en large la cabine pour libérer tes jambes de la fatigue. Le staff pique-nique au fond de l’aircraft. Tu leur souhaites bon apétit puis retourne à ta place.

Ton attachement à ce lieu n’est pas émotionel, il est engagé. Car bien souvent l’intellect domine sur le primitif. Tu ne l’aimes pas pour ce qu’il est mais pour ce qu’il représente. Une brèche qui laisse filtrer une certaine lumière. Une résistance contre les assemblages simples, le catalogue des objectifs généraux à atteindre. Et s’il n’y avait plus d’étapes?

Un sol rouge par endroit crevassé. Une table de bar comme un trésor rapporté d’un lointain voyage, un effectif réduit comparé aux autres années. Mais le noyau dur, le centre de l’atome éclaté au quatre coin de l’espace. Une découverte. Celui-là a connu Cortazar en chair et en os. Une découverte qui fait dresser les poils sur les bras. Il y a aussi les signes d’un continent qui revient de loin. Il y a aussi des machines, des laptops en cavale, des images qui dansent sur des draps tendus, des sons qui transitent par convois depuis Shanghai via le net. Et puis il y a toutes ces rencontres surréalistes qui surgissent seulement au cœur de la nuit. Des personnes croisées sur un trottoir dans les rues désertes. Balade nocturne. Voyage au bout de l’épicerie où un chien hurle derrière le mur.

Les chiasmas sont ces appariements étroits qui rapprochent les chromosomes et les obligent à échanger leur information en phase de méiose. Quand elle s’achève l’échange est résolu. Il en demeure un sentiment abstrait. Et aussi un doute. Tout ceci a-t-il finalement eut lieu?

Thursday, November 05, 2009

j'avais un ami. Mais il est parti


Je n’aurais jamais pensé que cet espace servirait à cela un jour. Mais aujourd’hui que se présente l’occasion, presque sans réfléchir, j’y vais. J’y vais d’une annonce personnelle car après tout, ce blog est un forum pour célébrer l’amitié qui se fait, se défait et se refait au rythme des vagues. Les vagues écrivaient Virginia Woolf. Et puis sa vocation première c’est de raconter la vie «qui taille elle même au vif de la vie». L’une dans l’autre, j’en viens à dire que j’ai perdu mon pote Jean-Marc. Je l’ai su aujourd’hui. J’ai su qu’il était entré fin juillet dans un service de cancérologie et qu’il en est ressorti directement direction le paradis la semaine dernière. Cancer du poumon. Cancer généralisé. 42 ans.

Ce serait infiniment long de revenir sur l’origine de cette rencontre. Et puis d’ailleurs, elle ne me revient pas cette rencontre, elle revient à Marie, la téméraire Marie qui un soir d’avril 1994... ah, mais chuuuuuuuuut, rien ne pourrait être raconté ici bas.

Toujours est-il que si vous faîte les comptes, ce sont des amitiés qui durent. Qui duraient.

C’est beau de vieillir car l’on peut alors contempler l’étendu de ces amitiés. C’est vertigineux. Ca vous donne le fou-rire.

Le contre-point que je réalise ces dernières heures à cause de cette nouvelle foudroyante, c’est que j’entre dans un âge où leur menace (la menace des nouvelles foudroyantes) apparaît inévitable. Rare mais inévitable. C’est un fait mais l’on calmera la tremblote comme on pourra pour ne pas montrer que l’on a peur, pour avoir l’air normal aux yeux du commun des mortels. Un peu de contenance s’il vous plaît.

Je perds un ami de longue date. C’est la première fois. Je voulais le dire. Pas pour étaler ce que je ressens (une chose indescriptible), mais parce que je voudrais que la mémoire existe quelque part. Dans un lieu autre que ma boîte crânienne (j’ai fait la saison dans cette boîte ….) qui est au passage un puits sans fond en matière de souvenirs. Matérialiser ce que l’on sait, il n’y a guère d’autres moyens que l’écriture.

Je pense aussi à ce vide qui nous entoure communautés d’êtres humains, à ces espaces, ces néants qui auréolent nos champs d’action.


Il est une heure, je ne dors pas. Il y a de l’orage et une dépanneuse arrêtée sur la voie rapide. Dans le nuit, le gyrophare orange clignote.

Sunday, October 18, 2009

CARTA AL MANU

Un mail reciente y el blog te vuelve a llamar. Un blog que abandonas de vez en cuando pero tranquila que siempre llega un evento que actua como alguien que golpea la puerta. Toc, toc, toc. Cuando oyes este ruidito, en lugar de dirigir tus pasos hacia el corridor te paras delante la mesa y apretas el botón del ordenador.

De donde te escribe, te dice de tú, es verdad. Porque tú, tú y tú, es mejor que vosotros en el sentido que demuestra que tu hablador se ha fijado en cada detalle de tu vida. Esto es un hecho por el cual quitas la tapa del stabilo y lo pintas todo de amarillo fluorescente. En facebook, la gente cree tener muchos amigos pero si para dormirnos tuvieramos que contar los verdaderos, pasariamos noche en vela.

Te escribe mail que mueve las fronteras. Como la que pensenba que existía entre los verdaderos y los hermanos. Despues de leer miras en el mapa y te das cuenta que esa frontera queda ahora desaparecida. Tiras el humo de tu cigarillo. Te sientes feliz y aún mas pensando que nadie se va a enterar de esto. Ha occurido. No fue una portada en el periodico. Sin embargo nos impactó como si el muro hubiera caido por secunda vez.

Y se quieren ver para el fin de año. Y quieren hacer un viaje a Méjico. Méjico… La verdad es que si solo por ti fuera, pasarías tu vida viajando. Esto no es un secreto para nadie. Porque viajar es llenar este pozo sin fondo. Un viaje que siempre vuelves a emprender, siempre con el mismo ánimo y siempre para llegar a la conclusion que lo que buscas no está allá ni allí y probablemente no exista en ningun lugar del mundo. Y de repente las proposiciones vuelan.


Te dices tú a ti misma tambien así tomas el papel que el hablador quiso darte. Le estas fiel como un gangster a su grupo de gangster.

I can't wait any longer

Sunday, August 30, 2009

En busca de Buda, en pesca de Pest


... Y Adam decia “nosotros teniamos una Lada, yo, no tenía la mascara de Spiderman… asi era antes del 1989”....

Fotos de gente no vais a encontrar muchas. Para saber de ellos, de ellas, hay que referirse al diario donde suelo notar las conversaciones fugaces o largas que surgen a lo largo de un viaje. Pero esto, se puede contar?

Mas que nada, durante este, aprendí a venerar a los tipos del aeropuerto especificamente los que se engargan de que las maletas de un avion vayan a otro avion y del otro avion a la alfombra esta que corre sola , escuché musica actual con un auricular del i-pod (el otro lo llevaba Margaux), leí las paginas psy de «jeune et jolie» (pourquoi j’aime me la péter, je gossip à mort, c’est normal?) ví las huellas de Tchernobyl, me volví loca con los edificios Art Nouveau, recordé a Milena Jesenská y su texto que dice “nunca mas quiero volver a tener 16 años”, tuve pesadillas, puse a crecer la kombutcha (encore un truc qui te rendrait dingue, Fabiu. Bien pire que la propolis), perdí paciencia en las estaciones, no supe pronunciar ni una palabra, me di cuenta de que cruzar a veces era imposible, bebí Tokaji (con Adam), leí tres veces las mismas paginas, empezé una novela que habla de «octobre rouge», me puse tiritas en los pies.

En fin, volví la misma, un viaje no cambia nada.

Saturday, August 01, 2009

je joue à la playstation donc je suis

Oui, je sais, René ne serait pas très content, permettez que je l’appelle René. Après tout, c’est son nom.

Même si mes très chers et attentionnés collègues m’ont offert dernièrement un abonnement au Courrier International, signe que je suis sensée m’intéresser au monde, aux cultures, et à tout autre sujet pour lequel l’être adulte trouve un intérêt, je n’appartiens pas moins à cette catégorie de personnes dite qui «refusent de grandir». Je pensais à ça ce soir en épluchant mes carottes directement dans le sac en plastique sorti du supermarché et en en croquant le bout avec les fanes façon qui vous voyez. Là, debout dans ma cuisine prenant la pose d’une méditation à la buggs, je me suis dis ça. Un refus, tout simplement. Un refus ou une quête. La quête d’une époque à jamais perdue pour laquelle on cultive l’espoir fou de voir reparaître. Entrer dans l’âge adulte c’est fermer la porte à cette quête. Hors de question.
Refuser de grandir c’est envisager l’homme qui ne vieillit pas, c’est monter dans un train et voir l’ombre à la surface du canal qui se transforme en fantôme ou le fantôme à la surface du canal qui se transforme en ombre. C’est envisager toutes les choses que nous ne ferons pas et faire la liste des occasions que nous avons manquées. C’est lire de la poésie où l’on parle de nous. C’est lire des histoires qui nous sont racontées où le moi s’efface laissant la place aux personnages. Ils se placent sur la scène un à un. Ils apparaissent et tombent comme des gouttes depuis le ciel pour s’intégrer dans l’immense bleu. Refuser de grandir c’est jouer à un jeu de golf sur son téléphone portable quand on s’emmerde, envoyer des sms à ses amis se terminant par «j’adore» toujours quand on s’emmerde, mimer le jeu du piano sur ses genoux en écoutant Richard Clayderman ou Rachmaninov quand l’emmerdement vire à la panique.
Résister, refuser, c’est exister et bien sûr se rendre à l’évidence qu’exister n’a aucun sens. Encore que, pour reprendre une phrase issue de l’hebdomadaire suscité, l’homme athée est à plaindre puisque lorsqu’il se fait faire une fellation, il n’a personne à qui parler.


Et pour terminer cette rencontre avec vous, cher public de tout bord, je vais faire mes traditionnelles annonces.
Le blog de Ludo à Séville. Après Paris, après Madrid, les destinations de notre Ludo ont leur compte rendu sous forme d’une collection de blog que l’on pourrait appeler Junky Planet. Lui aussi devient voyageur, à sa façon, et nul ne pourrait exclure que de beaux jours lui sont réservés.
Le site du Grand BaZART, que je n’ai malheureusement jamais honoré jusque là, question d’oubli -ah! l’oubli, il a bon dos l’oubli!
Et puis le site de mon artiste pop préféré, Schéma 17, l’heureux élu pour nous dégoter des soirées au champagne.
Tous ces liens pas ici mais dans la colonne de droite que vous connaissez déjà (mas cosas).


L’accompagnement musical que vous ne pouvez pas entendre était programmé par Mic. Pas comme d’habitude.

Saturday, July 18, 2009

Surpris par les plages électroniques

Bien sûr je n’écris pas beaucoup et cela ne pourrait aller sans la venue de certains blâmes et décisions de lecteurs de ne plus venir ici car «nothing new on this side». C’est que l’on préfère y être plutôt que de rester devant l’ordi à écrire…


L’été a commencé donc et avec lui ma deuxième édition du RDV des «m’as-tu vu» et des «look at me». Les pieds trop au chaud dans des basquets dont la couleur originale se veut blanche, par 40 degrés Celsius dans la fosse, face au ballet des projecteurs fortement déconseillé aux épileptiques, le cœur cognant contre la cage thoracique, l’ossature du palais des festivals se dessinant dans la nuit derrière la scène, on y est pour la version electro de cet événement.

On se retrouve avant devant le bar pour échanger les premières impressions et s’approvisionner en bières, moins chaudes que l’an passé mais tout aussi alarmantes pour le porte monnaie. C’est là aussi qu’on attrape par surprise le bras de connaissances non prévues au RDV et qui finalement constituent un meilleur cru pour taper la discute.

Mais les meilleurs discutes c’est dans la queue des chiottes qu’on les expérimente. C’est là que les équipes se forment, que la guerre s’organise sur fond de cahute en plastique au milieu des sillons chimiques et mousseux dont les odeurs âcres attaquent les fosses nasales. La bière, la fautive. Mais il faut bien s’y coller car sans alcool la fête est carrément pas drôle.

Le groupe saute, le cheveu se crêpe, la sueur dégouline le long de l’échine et cela sans intention d’aligner quelques vers par ci par là.

Ah ouais, c’était comme ça? Même que ça prévoyait de partir en couille à cause du dernier train bondé quasi inaccessible. Un petit air des courses menées bon train dans le grand Paris pour attraper le dernier métro.

On attend même la suite en août en compagnie des très attendus special guests alicantinos. Tout cela bien sûr si l’on survit.