Tuesday, March 17, 2009

HARVEY MILK, fight street.

Avec Harvey Milk, autant vous dire, on est confronté à l’éternel dilemme: parler du film ou parler du sujet: la défense des droits civiques des homosexuels dans la décennie 70. Malgré l’incroyable mise en scène du San Francisco d’il y a 30 ans, en particulier le célèbre Castro District, on ne saurait nier qu’il s’agit aussi d’un film sur la politique. Les discours, les jeux d’alliance, les stratégies électorales, les batailles pour gagner des voix, les manœuvres populaires… Que l’on soit gay, hétéro, black, ouzbek, indien ou guatémaltèque, les méthodes se font semblables. Dans l’ascension au poste de conseiller municipal il faut convaincre et pour convaincre il faut séduire. Force est de constater que l’on est plus convaincu que séduit car qui ne pourrait pas faire sienne l’idée que les hommes, quelque que soit la manière dont se déroule leur vie privée, sont tous égaux en matière de droits civiques? Aujourd’hui cela va (presque) de soi mais à l’époque un vent soufflait appelant à faire la lumière sur ce qu’était l’homosexualité : rien d’exceptionnel. Rien d’anormal contrairement à ce que répétaient ces êtres à l’étrange étroitesse d’esprit. Ainsi fut le combat de Mr Milk.
Sean Pean est un Mr Milk à la perfection et Emile Hirsch dont on avait aimé la prestation dans «Into the wild» revient en force dans cette interprétation militante. Gus Van Sant n’a pas lésiné sur le casting et c’est pour cela que je serais bien incapable de vous citer de mémoire le nom des autres acteurs/actrices.
Finalement ce n’est pas l’activisme qui a flingué Harvey et dans le foulée le maire de SF, mais la politique. Une rivalité de terrain, un fléau qui nous touche nous aussi, de près ou de loin. La cruelle compétition. Cette dernière note nous donne à réfléchir. Mais demain. Demain nous aurons oublié.

Saturday, February 28, 2009

La révolution, rien d'autre


Ainsi donc, parler de la genèse de la révolution cubaine fut l’affaire de Soderbergh, l’un des cinéastes les plus satiriques d’Hollywood. Yo, tenia treinta anyos. Avec “Che, l’argentin”, il nous livre un film tout en cadence, objectif, avec, pour ne pas oublier que le cinéma est capable de tours de force, des prouesses rarement vues dans le domaine: des reconstitutions d’images d’archives. Facilement on se laisserait prendre au piège. Le grand amphithéâtre de l’ONU, le ballet des délégués, les gros plans sur les journalistes et les figures politiques des années soixantes. Seuls ceux qui ont observé à l’extrême le regard si mystérieusement rieur de Guevara verront qu’il manque à l’appel dans cette portion noir et blanc du film et ce, même si l’on ne saurait contester le talent de Del Toro dans son habit de “Che”. Nuestra lucha es una lucha a muerte. Ce même regard qui donne toute la crédibilité aux affirmations qu’il nous est donné d’entendre comme “La force qui conduit un peuple à la révolution est l’amour. L’amour pour l’humanité, pour la justice, pour la vérité”. Bien que portant le nom de Che, le film est davantage centré sur la révolution, l’organisation des troupes rebelles, le paysage rural et citadin de Cuba du milieu du siècle dernier Tu sabes leer y escribir?. Des paysans qui parfois ont fait tous les métiers. Bref il nous montre un mouvement qui s’est organisé de l’intérieur et par l’intérieur à l’écart des influences d’octobre et sans tirer sur les fils du bloc dit opposé. Es que habra de todos colores. Bien sûr ce film marquera moins l’histoire que la photo d’Alberto Korda qui a aujourd’hui traversé les décennies pour s’incruster dans les T-shirts, les tasses à café, les briquets, besaces, badges ou autres tracasseries commerciales. Car l’heure n’est plus à la révolution mais à la capitulation. Un simbolo? Un simbolo de que? Et voilà. On pousse un long soupir lorsque le projecteur s’éteint. Sur le chemin du retour, entre la petite salle aux murs rouges et la rue vide du soir, des échos résonnent comme des accidents acoustiques. Hemos ganado una guerra. La revolucion empieza ahora. Le film est loin d’avoir une vocation pédagogique ou didactique. Il s’agit simplement des effets subliminaux d’un art.

Sunday, February 15, 2009

BURN AFTER READING

Je dois reconnaître que j’ai un faible pour ces films où l’on ne cherche pas à nous montrer qu’il existe sur terre des personnages qui soient dignes de vertu. Le jeu des acteurs quant à lui mérite toute l’attention tant l’on oublie que George Clooney est George Clooney et Brad Pitt est Brad Pitt. Brad Pitt en geo de club de fitness (Hardbodies), schewing gum vissé aux molaires et crête jaune au milieu des cheveux façon gremlin. Georges Clooney en womanazing angoissé qui ne peut passer cinq minutes (le temps d’un footing) sans une femme et infatigable découpeur de carottes crues à l’occasion. On peut sans hésitation reconnaître ce talent aux employés de l’industrie Hollywood. On y croit dur comme fer.

Intelligence is relative.
On ne serait surpris de constater que la CIA n’échappe pas au recensement de crétins. Pas de quoi se dire “non mais c’est pas possible!” puisque quelque part on le savait déjà et ce qui nous faisait défaut jusque là était la force d’y croire. Mais le but du film est plus de nous amener à considérer la dévertualisation progressive. Celle de l’espèce, cela va de soi. Les frères Cohen sont fans d’anti-héros, cela non plus ce n’est pas une surprise, mais quand leur nombre couvre l’ensemble du casting, je ne trouve pas d’autre solution que celle de taper dans le néologisme afin de définir ce phénomène qui touche notre époque.

Bien sûr, je passe sur l’excellente esthétique “série noire” de l’affiche qui entre en animation quand vous cliquez sur le lien du site officiel. Et les petites éléments des crimes (car il y en a plusieurs) qui dégringolent nous rappellent les babioles du cluédo, un jeu sur lequel nous n’avons pas boudé notre plaisir.

Alors je vous informe ce soir cher lecteur que c’est un film à aller voir. N’oubliez pas toutefois d’oublier ce que vous avez lu en vous installant dans votre fauteuil. En somme un principe qu’il serait préférable d’appliquer suite à la lecture de n’importe quelle chronique que vous lisez sur un film que vous serez tenter d’aller voir: Simply burn it after reading.

Sunday, January 18, 2009

NO SOMOS AHORA

Regreso al viejo continente, allí donde ne dejamos de ser mañana (y aún, no enteramente). Allí donde tenemos la costumbre de gravar lo que vemos con el propósito de contarselo a los demas, hecho sin el cual el viaje no tendría su verdadero sentido. Porque lo que le da valor al viaje es la mirada que recibe y no solo la del viajero sino la del que escribe o lee. Y luego miramos hacia atras para tener la certeza de que algo ha pasado aunque no le puedamos añadir la fuerza del instante.

Lo hacemos todo durante el viaje pero si te fijas lo que falta en el listado de los sitios recorridos es ese pequeño detalle que podría ser el encuentro con nosotros mismos. Y de repente si nos ponemos a buscar, es posible que, como ultimo, encontremos ese lado de nosotros que dice: dentro de diez minutos, de una hora, de dos años. Mañana

Anyway; I did it my way.


Je rentre sur le vieux conttinent, ici même où nous n’arretons pas de penser à demain, ici même où nous avons pour habitude d’enregistrer ce que nous voyons pour ensuite le raconter aux autres sans quoi le voyage n’aurait aucun sens. Parce que ce qui donne de la valeur au voyage c’est le regard qu’il reçoit. Non seulement le regard du voyageur mais aussi le regard de celui qui écoute et qui lit. Puis regardant en arrière, nous avons la certitude que nous avons vécu quelque chose même si nous n’avons pu capter la force de l’instant.

Nous tentons d’exploiter à fond notre voyage mais à bien y regarder, ce qu’il manque dans la liste des endroits parcourus c’est ce petit detail qui pourrait être la rencontre avec nous même. Y si soudain nous nous mettons à chercher il est probable que la seule chose que nous puissions trouver soit cette partie de nous qui dit: dans dix minutes, dans une heure, dans deux ans. Demain.

Wednesday, January 14, 2009

Randonnees en Terre de feu (Le voyage en Argentine)










Sur le canal de Beagle (le voyage en Argentine)

Aqui, Carla nos explica la ruta


A veces las imagenes bastan. No hace falta comentarios

Tuesday, January 13, 2009

je voudrais que personne ne m'attende nulle part... / quisiera que nadie me esperara en ningun lugar

En arrivant dans la ville, un local me prend a part et me demande:
-Tu sais comment on l'appelle Ushuaia?
-...
-CM, le cul du monde.
Llegando a la ciudad, un local me pregunta:
- sabes como la llamamos Ushuaia?
-...
- CM, el culo del mundo

Naviguant sur le canal de Beagle, j'en profite pour passer quelques messages / Navegando por el Canal de Beagle aprovecho para mandar unos mensajes.

Feliz cumple a Alberto y Manu. Se me paso la fecha. Como siempre che!
Bon anniversaire a Bool aussi, c'est pas passe mais justement. Pour cela.

Saludos a los compis viajeros solitarios de la Argentina Lucia y Jojo que estuvieron por aqui en algun momento de la vida.

Saludos a los "real" argentinos Lorena y Lucas y Viole, los anfitriones portenyos, y Oscar, antiguo compi de piso que era tan buen jugador a la hora de remate de hombres (pasa la pelota che!) y Vero y Glenda ambas que conviven con nostalgia...

Maite, Maria-Elena, me cruce con un tipo de Canterburry! Un viajero que daba la vuelta a sur america en bici. Habia venido a Usuhaia en barco desde Lisboa (da idea che...)

Et pour mes cousins et oncle fideles aficionados du Vendee Globe, une photo du pauvre voilier PRB. Mis hors course apres une tempete dans le Cap Horn il mouille tranquillement dans la baie d'Usuhaia. Je n'ai pas croise ses navigateurs.